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Macky Sall visite les chantiers du TER

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Quatre mois après la réception du Train Express régional (TER), le Président Macky Sall est retourné samedi aux chantiers. Il a visité les chantiers en compagnie du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm, du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, du Secrétaire d’Etat au réseau ferroviaire, Mayacine Camara, du Directeur général de l’Apix, Mountaga Sy etc..

Il voulait mesurer l’état d’avancement des travaux. Au terme de son tour de chantier, le Chef de l’État s’est dit «satisfait». «Je repars confiant», a-t-il martelé, avant de prévenir : «Je mettrai la pression parce que nous travaillons en mode Fast-track. ». Ces déclarations en ont surpris plus d’un. Tous les observateurs, même extérieurs, savent que les travaux sont arrêtés sur quasiment l’ensemble des chantiers du Ter.

C’est en effet pas moins de 60 milliards de Cfa que l’Etat doit au consortium des entreprises chargées des chantiers, rien qu’au titre de travaux déjà engagés. De guerre lasse, certaines ont mis leur personnel en chômage technique et d’autres les ont redéployés ailleurs. On peut présumer que, comme souvent, pour les besoins de la visite du président, certaines ont pu mobiliser des ouvriers dans l’urgence pour donner le sentiment d’une quelconque activité.

Quoi qu’il en soit, le président Macky Sall aurait promis aux dirigeants d’entreprises présents que leurs dettes seront épongées. Il faut espérer que cela se fasse rapidement. En l’état actuel des chantiers, un abandon du Ter serait une catastrophe pour les populations des localités traversés. Pour parler des plus symptomatiques, à Bargny et Rufisque, le niveau des travaux est tel que tout le monde prie pour que les chantiers reprennent avant l’hivernage, au risque de vivre une situation catastrophique. Mais pour cela, il faut que l’Etat trouve le moyen d’intéresser les entreprises. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas les seules.

Les dirigeants des différents syndicats patronaux déclarent que le montant cumulé de la dette due aux entreprises par l’Etat aurait atteint les mille milliards de francs Cfa. Un industriel des Btp a avoué au journal Le Quotidien qu’il est obligé «de me taire et de ne pas crier, parce que l’Etat est notre principal donneur d’ordres». Une manière de dire que s’il perdait les marchés de l’Etat, il risquerait de connaître des moments très difficiles, alors qu’on lui doit déjà près de 60 millions de Cfa.

Cette situation incroyable a fait que, bien que le niveau de la dette intérieure a fait exploser le plafond atteint en 2007-2008 sous le régime de Wade, très peu de gens semblent s’en émouvoir, du moins publiquement. Et les services de l’Etat continuent de chanter la durée exceptionnelle, ainsi que le niveau du taux de croissance de l’économie. Mais comme le dit un patron de Pme, «si nos problèmes de liquidité ne sont pas réglés dans l’urgence, rien ne peut garantir que l’Etat pourra se glorifier longtemps du taux de croissance élevé». Et le Ter ne pourra certainement pas circuler d’ici le mois de janvier 2020.




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