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NBA : Comment va fonctionner la Basketball Africa League .

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En mars prochain, la première saison de la Basketball Africa League, une nouvelle compétition gérée par la NBA en collaboration avec la Fédération internationale, débutera dans plusieurs pays africains répartis sur l’ensemble du continent. Ce marché représente un potentiel énorme pour la Ligue nord-américaine.

La Ligue nord-américaine, associée à la Fédération internationale de basket (FIBA), va lancer la première ligue professionnelle estampillée NBA en dehors du continent américain. La BAL (Basketball Africa League) comportera 12 équipes provenant de plusieurs pays africains répartis sur l’ensemble du continent. Le Maroc, l’Egypte, la Tunisie, le Sénégal, l’Angola, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda accueilleront des rencontres.

Début en mars 2020

Les premiers matchs vont se dérouler en mars 2020. La saison régulière comportera 30 matchs. Pour éviter les longues distances, les 12 équipes seront regroupées en deux conférences de six clubs. Six villes accueilleront des matchs: Le Caire (Egypte), Dakar (Sénégal), Lagos (Nigeria), Luanda (Angola), Rabat (Maroc), et Monastir (Tunisie). Au Rwanda, Kigali accueillera le Final Four avec la finale de cette première Basketball Africa League à la fin du printemps 2020.

Chaque équipe sera composée de 16 joueurs. Sur les 16 joueurs, deux joueurs maximum peuvent venir d’un autre continent que l’Afrique. Au moins huit basketteurs d’une équipe doivent venir du pays du club et quatre maximums venant d’un autre pays africain. Les matchs se joueront selon les règles internationales FIBA et non NBA. La ligne à 3-points restera à 6m75 et non 7m23 comme aux Etats-Unis par exemple.

Une histoire commune entre l’Afrique et la NBA

Un lien de plus en plus important s’est tissé au fil des années entre l’Afrique et la NBA. Le contingent de joueurs NBA nés en Afrique s’élève à une dizaine de joueurs cette saison et à une trentaine si on compte les joueurs d’origine africaine et ayant grandi aux Etats-Unis tout en possédant une double nationalité.

Historiquement, Hakeem Olajuwon (Nigeria) a été l’une des premières stars africaines outre-Atlantique. Aujourd’hui, des joueurs tels que les Camerounais Joel Embiid (Philadelphie), Pascal Siakam (Toronto et champion NBA) ou encore l’attraction sénégalaise de Boston, Tacko Fall et ses 2m29, sont une belle vitrine aux Etats-Unis.

Un marché au potentiel énorme

Nike et la marque Jordan équiperont les douze équipes. Le marché africain intéresse beaucoup. La NBA a ouvert un bureau à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2010 et une académie NBA Afrique a ouvert au Sénégal en 2018. Mais pourquoi l’Afrique et pas l’Europe? “Contrairement à l’Europe, l’Asie ou l’Amérique du Sud, le coût d’entrée est extrêmement faible, analyse Pierre Rondeau, économiste du sport. Si la NBA avait voulu implanter une franchise en Europe ou un championnat, elle aurait dû concurrencer l’Euroleague ou des championnats nationaux déjà structurés. L’Afrique, c’est une terre vierge. Le coût d’entrée est faible et les salaires sont faibles. Elle va profiter de l’engouement populaire, médiatique, démographie et économique. C’est un pari sur le long terme qui devrait fonctionner.”




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