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Mali: La Forsat en cause pour usage de la force lors des dernières manifestations contre le pouvoir

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Des Manifestations ont lieu au Mali depuis le 11 juillet dernier, faisant 11 morts et de nombreux blessés. Dans les affrontements entre forces de l’ordre et populations, de nombreuses sources ont dénoncés l’intervention des forces spéciales, notamment de la Forsat.

 

Les leaders du mouvement ont accusé les autorités d’usage excessif de la force. Les représentants des organisations africaines, de l’ONU et de l’Union européenne (UE) au Mali ont condamné « l’usage de la force létale dans le cadre du maintien de l’ordre », claire référence aux tirs à balles réelles. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la présence sur le terrain de membres de la force spéciale antiterroriste.

Dans un courrier adressé au ministre de la sécurité Salif Traoré dont relève la Forsat, le directeur de cabinet du premier ministre Boubou Cissé dit avoir été alerté quant à l’emploi de la Forsat dans « des opérations de maintien de l’ordre (…) pour appuyer les unités des forces de sécurité déployées ». Dans ce courrier daté de mardi et frappé d’un tampon « urgent », il demande au ministre de la sécurité de dire qui a décidé d’engager la Forsat et pourquoi.

 

La Forsat a été créée en 2016 à la suite d’attentats meurtriers en 2015 dans la capitale Bamako, comme une force d’élite et de réaction rapide à toute forme de « terrorisme ». Elle est composée de 60 policiers, 60 gendarmes et 60 membres de la garde nationale, selon l’arrêté ministériel de sa création. Elle est exclusivement dédiée à la lutte antiterroriste précise l’arrêté. Elle est régulièrement formée par les partenaires internationaux du Mali, notamment la mission de formation de l’Union européenne, l’EUTM Mali, ou RAID français.

L’affectation de la Forsat à une mission de maintien de l’ordre « serait une violation claire de l’arrêté qui structure cette force, chargée exclusivement de lutter contre le terrorisme, et non de lever des barricades érigées par des manifestants », a déclaré Ousmane Diallo, chercheur à Amnesty International. Selon lui, « la chaîne de responsabilité dans ces errements doit être établie et des sanctions mises en œuvre pour éviter leur répétition dans le futur ».




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