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Le président de la Bad, accusé de mauvaise gestion a été disculpé

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 Les experts indépendants dirigé par Mary Robinson a validé lundi 27 juillet la disculpation totale du président de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina d’accusations de mauvaise gestion par le comité d’éthique interne.

 

«Le panel est d’accord avec le comité (d’éthique de la BAD) dans ses conclusions sur les allégations contre le président et estime qu’elles ont été correctement examinées et rejetées par le comité», conclut le panel dans son rapport adressé lundi à la BAD.

Ce panel de trois experts, dirigé par l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, une avocate de profession qui a aussi été Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme de 1997 à 2002, avait été chargé début juillet par le conseil des gouverneurs de la BAD d’une «revue indépendante» sur le travail du comité d’éthique de l’institution basée à Abidjan, qui avait totalement blanchi Akinwumi Adesina de multiples et embarrassantes accusations portées par des «lanceurs d’alerte» anonymes.

Ce feuilleton médiatico-financier qui dure depuis avril, lorsque les accusations ont fuité dans les médias, a déstabilisé l’institution panafricaine de développement, et particulièrement son président, élu en 2015 et seul candidat à sa succession, prévue fin août. Akinwumi Adesina, 60 ans, ancien ministre de l’Agriculture du Nigeria, s’est dès le début vigoureusement défendu, rejetant en bloc toutes les accusations et clamant son «innocence».

Les experts ont donc à la lumière de leur rapport estimé que les seize accusations qui visaient Akinwumi Adesina avaient été correctement examinées par le comité d’éthique de la BAD, au regard des règlements et procédures internes de la Banque, considérant notamment que les lanceurs d’alerte n’avaient pas apporté de preuves.

Ces lanceurs d’alerte, qui se présentaient comme des «employés préoccupés de la BAD», accusaient Akinwumi Adesina d’enrichissement personnel, de favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, d’avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner. Si le rapport du panel d’experts indépendants va évidemment soulager Akinwumi Adesina, ces accusations ont cependant terni l’image du flamboyant président de la BAD, dont la réélection a encore été évoquée au dernier sommet de la Banque ce lundi.




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