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Enfin u président de la transition au Mali, l’ancien ministre de la défense Bah N’Daw

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Les discussions entre la junte, au pouvoir depuis le renversement du président Kéita, et en concertation avec les différentes parties de la vie politique  malienne ont enfin trouvé une solution et marqués un pas dans l’évolution de la crise en désignant un président de la transition. L’ancien ministre de la défense Bah N’Daw.

 

Lors de concertations la semaine dernière, un profil de président de la transition a été défini. Selon les critères établis, le président de la transition doit être de nationalité malienne, âgé de 35 à 70 ans, être intègre et de bonne moralité. Il ne doit pas aussi avoir fait l’objet d’une condamnation pénale. Le Premier ministre et les membres du gouvernement de transition doivent également répondre aux mêmes critères que le président.

Si l’actuel président de la transition rempli bien certains de ces critères, le temps déterminera sa capacité à faire preuve de bonne morale et conduire le pays vers une véritable élection démocratique, en veillant à ce que l’actuelle crise prenne fin le plus tôt possibles. Le président N’Daw est attendu dans de nombreux domaines et devra veiller à la transparence de la transition.

Mais déjà sa nomination ne fait pas l’unanimité, certains acteurs, dont les membres du M5 estiment le processus de cette nomination unilatéral. Selon la presse malienne, « beaucoup de voix se sont élevées pour dénoncer la manière unilatérale dont ont été nommés le président et le vice-président devant conduire la Transition de 18 mois telle que décidée par les Concertations nationales. Par cet acte, le CNSP exprime sa volonté à peine voilée de prendre le pouvoir, tout le pouvoir. »  Pour certains, le président de la transition n’est pas réellement un civil, car ancien membre des corps habillés. Ce choix aura eu pour conséquence de faire perdurer les tensions entre le M5 et la Junte.

La Cédéao, qui avait conditionné la levée de l’embargo à la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils, n’a pas encore réagi à la désignation de Bah N’Daw. Son médiateur dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, est donc attendu ce mercredi à Bamako pour évaluer la situation sur le terrain.




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